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jeudi 2 juillet 2009

Vie chère


Le 1er juillet de chaque année est une bonne journée à Mayotte : le nouveau SMIG est annoncé et depuis plusieurs année sa hausse est considérable. L'objectif est de rattrapper le salaire minimum métropolitain. Ceci reste bien insuffisant au regard du prix des denrées importées chez les distributeur locaux.

lundi 22 juin 2009

...Epilogue dominical !


Après un barcecue très sympathique chez des amis, nous sommes allés au vernissage d'une exposition du peintre Marcel, notre talentueux voisin. Outre le plaisir d'admirer une cinquentaine d'oeuvres exposées dans la galerie marchande d'un distributeur de la place, nous avons pu écouter le chanteur Langa accompagné de Bokelo. Ces deux là sont les meilleurs représentants de la musique traditionnel à Mayotte. Nous ne les avions jamais entendu...ce qui est fait peu de temps avant notre départ. Sur la photo, l'homme à la chemise bariolée est Marcel, Langa est le chanteur à la guitare.

dimanche 31 mai 2009

10 ans de bonheur !


Se déroulait hier après-midi, le concert de cloture des festivités pour les 10 ans de l'Ecole de Musique. Durant près de 2 heures, les adhérents et les professeurs de l'école nous ont enchanté avec des rythmes classiques, jazz, Comoriens, rock...Les collégiens de la classe musique aux horaires aménagés où interviennent les professeurs de l'école ont même interprété une de leur composition. Beaucoup de joie et une émotion particulière pour nous, puisque ce concert est le dernier pour nos enfants apprentis musiciens.

mardi 31 mars 2009

95,2% pour le OUI


Mayotte va donc devenir le 101ème département à la prochaine élection de l'assemblée du conseil général en 2011 et d'ici 25 ans les habitants de Mayotte auront les mêmes droits que les métropolitains.
La fête fut belle avec une grande foule venue chanter, danser et voir le magnifique feu d'artifice. Lundi a été officieusement chomé par la plupart des actifs.
Et maintenant, le travail commence...

Crédit photo : Flash Infos

dimanche 29 mars 2009

Le grand jour


Depuis 50 ans, les mahorais réaffirment leur attachement à la France via la départementalisation.
Même si le maintien de Mayotte dans l'espace français n'est pas en jeu, la plupart des électeurs voteront OUI au département par respect pour le combat des anciens, pour marquer leur différence avec leurs cousins Comoriens dont ils ne veulent pas la domination et le destin précaire.
Que faisons nous dans cet évènement historique? Devons-nous voter, nous les métropolitains de passage? Telle est aussi la question que se posent LN et la première compagnie en ce matin.
1ère réponse : nous avons le droit de voter, donc il faut en faire usage, justement pour montrer l'importance de l'acte démocratique par essence. Mayotte a choisi la France pour son système politique qui garantit l'expression du peuple.
2ème réponse : nous sommes reçus à Mayotte pour quelques années. En tant qu'invités, il nous est difficile de refuser le plat que la maitresse de maison nous tend. Ce serait fort malpoli et encorte plus mal élévés de dire que la nourriture n'est pas bonne. Alors, même si nous ne sommes pas dupes sur les difficultés à venir et les efforts à fournir pour la population locale ne serait-ce qu'en terme de compréhension, nous ne nous sentons pas de ne pas nous servir et de dire que la cuisine est bonne et la cuisinière jolie.

P.S. ! le président du Conseil Général aurait affirmé dans un grand élan démagogique, que si le oui l'emportait à plus de 80%, lundi serait férié...

vendredi 27 mars 2009

La victoire du oui ne se mesure qu'à la qualité et à l'intensité des débats


A deux jours du referendum pour la départementalisation, il est curieux de constater que les partisans du non se font peu entendre. La première raison est sans doute qu'ils sont moins nombreux que ceux du camp adverse, la seconde est qu' il est particulièrement mal vu de s'afficher antidépartementaliste. Peu de Mahorais ont le courage d'affirmer publiquement une opinion contraire à la forte majorité pour le oui. On les comprend, la pression de l'environnement social peut être forte. Pourtant, il nous semble important, pour que la victoire probable du oui ait un sens que les idées circulent. Il n'est rien de plus intéressant que de confronter son point de vue. A notre sens les arguments pour le oui doivent se frotter aux arguments pour le non. Débatons, nous faisons vivre la démocratie !

jeudi 19 mars 2009

Paradoxe


Dans un peu plus d'une semaine maintenant, la population vote pour une eventuelle modification du statut de l'île. Dans la campagne beaucoup de mots, peu sur l'intérêt économique de la départementalisation. Ce sujet est traditionnelement oublié des politiques et des préoccupation locales.
Ce thon déjà congelé et déchargé des cales d'un bateau au port de Victoria (Seychelles) va être transformé dans une conserverie. Les boites seront expédiées en Europe et quelques unes reviendront sur le territoire de Mayotte ! La première compagnie a ainsi vérifié hier que les boites de thon de la marque Casino vendues localement étaient conditionnées chez nos proches voisins.
Il y a quelques années, le Conseil Général avait été sollicité pour implanter une conserverie sur le territoire de Mayotte. Logiquement ce groupe français qui pêche dans les eaux de l'océan indien voulait profiter de ce qui lui semblait être une belle opportunité. Ils n'ont même pas été reçu et s'en sont allés aux Seychelles. Peu d'élus attache de l'importance au fait économique. Il existe des dizaines d'exemples d'opportunité manquée de ce type. La conséquence est que 50% des emplois à Mayotte sont publics, qu'une partie des meilleurs jeunes courent en métropole trouver du travail et que nous payons 3 fois le prix une boite de thon qui aura parcouru 20000km pour nous revenir, thon pourtant pêché sous nos yeux ou presque ! Ce paradoxe n'a pas encore ému nos hommes politiques. Alors nous voterons dimanche 29 mars, sans illusion, le statut départemental n'est qu'un outil. La main de l'homme reste celle qui le tien et qui en a l'usage.

mardi 17 février 2009

Et qui vient à Mayotte ?


Nous recevons cette semaine, à Mayotte, l'endroit le moins connu de France, la visite de......
A vous découvrir ce personnage très connu en l'identifiant sur la photo.
Comme d'habitude le premier à répondre correctement à gagné notre estime eternelle.

dimanche 15 février 2009

La saleté


Mayotte est une île merveilleuse que l'homme a transformé en poubelle. On ne peut pas faire un pas sans tomber sur une canette, une couche, une tong.... Aucune conscience de la part de la population, des services publics....
Les caniveaux à ciel ouverts servent de dépotoires et de grandes chasses d'eau à la saison des pluies. Tout est envoyé dans le lagon. C'est pratique, on ne voit plus rien.
Il y a bien des tentatives comme celles de la photo. Des grandes messes de ramassage sont organisées : les enfants s'amusent bien, ils ont enfin quelque chose à faire pour s'occuper. On recommencera donc l'année suivante car entre temps, personne n'aura pris conscience qu'il vaut mieux jeter tout de suite dans la poubelle.
Je suis en colère contre notre incapacité à proposer des solutions efficaces et durables. Je suis en colère car au-delà de l'aspect dégoûtant que l'on retient de l'île, la santé des habitants n'est pas protégée. Combien d'enfants malades ? Combien de cas de choléra, de lèpre ? Nous sommes sur un territoire français au XXIème siècle et on a l'impression de vivre comme au XIXème. Il y a encore du chemin à parcourir pour que Mayotte devienne la perle de l'océan indien comme l'a dit le ministre de l'Outre-Mer dernièrement. Tout le monde rêve mais personne n'agit réellement.
Voilà un élément qui efface mes regrets de partir de Mayotte. Après 4 ans où chaque jour nous avons essayé de lutter à notre niveau, j'en ai assez. J'ai envie de vivre avec des voisins propres, de me promener dans des rues sans immondices, de ne pas dire à mes enfants de se méfier de l'état de santé de leurs petits camarades, de ne pas sentir des effluves nauséabondes presque tout le temps...
Quand y aura-t-il un progrès? Diificile à dire car en plus le code de l'environnement n'est pas applicable à Mayotte!

mardi 20 janvier 2009

Les élèves


Beaucoup de wazumgous qui atterrissent à Mayotte sont des fonctionnaires, en particulier des profs. Personne n'est vraiment prévenu du choc culturel que représente l'enseignement dans cette île. On se doute bien que ce ne sera pas pareil qu'en métropole, mais on n'envisage pas du tout quel sera le public qui compose les classes mahoraises.
Bien sûr, premier choc, la non-maîtrise du français par une bonne partie des élèves, puis un rapport à l'adulte basé surtout sur la crainte, des mamans (souvent agées de 14 ans)dans les classes de sixième et des grossesses précoces en nombre très important, des conditions familiales, sociales, d'hygiène et de santé souvent catastrophiques. Toutes ces difficultés étant liées en grande partie à une situation administrative irrégulière.
Mais tout ça devient du quotidien et on arrive finalement à le gérer tant bien que mal.
Ce qui m'a le plus interpellé, c'est la méconnaissance presque totale des enfants de leur environnement. Ils sont souvent coincés dans leur village, bougent pour aller laver le linge à la rivière le week-end ou aider aux champs, font quelques voulés sur la plage mais certains ne sont jamais allés à Mamoudzou, ne se sont jamais baignés, ne savent pas ce qu'est la mangrove.
J'ai essayé, en créant le club des naturalistes juniors dans mon collège, de permettre à quelques uns de s'ouvrir à ce qui les entoure, en particulier en faisant des sorties "terrain" comme celle de la photo à la rivière de Tsingoni.
Tous mes élèves (sauf bien sûr quelques exceptions) ont été des jeunes d'une très grande gentillesse et j'ai eu le sentiment de partager de réels moments d'apprentissage avec la majorité d'entre eux. Je garderai un excellent souvenir de mon passage auprès d'eux.

jeudi 15 janvier 2009

Mayotte département : ayons les idées claires


Hier soir, RFO a organisé en direct un premier débat sur la départementalisation de Mayotte. L'échéance du 29 mars est proche où les habitants de Mayotte (ceux inscrits sur les listes électorales et pas seulement les mahorais) vont devoir se prononcer. Tout le monde s'accorde sur la necessité d'expliquer les enjeux du département à une population pas toujours au fait des droits et des devoirs qu'implique un tel choix pour l'île aux parfums.
Ainsi l'actuel et le précédent Président du conseil général ont exprimé leurs fines différences sur Mayotte-Département devant le présentateur et quatre journalistes de la presse écrite. Beaucoup de critiques ont fusées après l'heure de face à face. Il convient de rester positif. Nous vivons un moment fort de démocratie. On demande au peuple de se positionner sur son avenir et on tente via les média de l'informer. Les pays voisins proches n'ont pas cette chance...

vendredi 9 janvier 2009

Premières impressions


Commençons par le début... Que me reste-t-il des premières impressions et sensations de notre arrivée à Mayotte?
Tout d'abord une question: "Qu'est-ce que je suis venue faire ici?"
Si on cherche le dépaysement, Mayotte est une excellente destination. Le soleil qui s'abat sur votre nuque et vous fait tanguer, le bleu du ciel et du lagon qui éclate et vous fait mal aux yeux. Ici tout est fort et brutal.
Et puis on prend la barge, on arrive sur Grande-Terre et on voit la foule. Colorée, bigarrée, bruyante. On ajoute les voitures pris dans les embouteillages; klaxons, gaz d'échappements. Pour se frayer un chemin, Olivier décide de passer par la rue du commerce. Je n'en crois pas mes yeux : la rue principale est une enfilade de petits bazars, les trottoirs sont encombrés de marchands d'oignons ou de tomates, la route est défoncée par des nids de poule....
Quelques jours plus tard, nous allons voir les écoles des enfants : l'une est dans une zone industrielle, coincée entre la savonnerie et l'usine de matelas; l'autre est entourée par des carcasses de voitures et les voisins sont des clandestins qui vivent dans des baraques en tôles. Le long de la route, ces baraques forment des bidonvilles qui s'étendent sur toute la colline de Kawéni.
J'ai cru vraiment que je m'étais trompée et que je n'arriverais pas à m'adapter : au bout de trois jours, je voulais repartir. Mais il fallait rester. Tout d'abord parce qu'il m'était impossible de faire marche arrière; ensuite parce que Mayotte recèle plein de beautés qu'il faut savoir découvrir.

mardi 30 décembre 2008

Enjeu 2009


La campagne pour que Mayotte devienne département a officieusement débuté. Ça et là des affiches sont collées incitant les électeurs à voter "oui". Le 29 mars, en effet, les mahorais vont se déterminer. D'ici là, Sarkosy viendra nous rendre visite. Nous y reviendront.

mardi 23 décembre 2008

Mayotte avance pour ses jeunes


50% de la population à moins de 20 ans. 40% de la population est scolarisée ! On construit à tout va des écoles maternelles et primaires, des collèges et des lycées.
Il faudrait bâtir un nouveau collège par an pour subvenir aux besoins. En attendant, les collèges de Mayotte sont comme les prisons : surpeuplées. LN travaille dans le plus grand collège de France; 1700 élèves pour 900 places et 18 sixièmes.
Dans notre rue, l'école primaire s'aggrandit d'un bâtiment. elle va quasiment doubler sa capacité d'accueil pour la rentrée prochaine.

lundi 15 décembre 2008

Gueule de bois


Quand le ciel décide qu'il n'en peut plus de nous verser de l'eau, que les torrents de boue finissent de couler vers la mer, les dégats deviennent visibles.
Ainsi devant la bibliothèque, la route a été emportée en partie.
Il est tombé 254.2mm d'eau durant ce court épisode pluvieux.
Si la première compagnie doit à nouveau nettoyer son jardin inondé et jonché de saletés, il le fera le coeur leger, la boue est dans le jardin, nulle part ailleurs dans la maison.

Quantités inédites


Alerte "fortes pluies" déclenchée par la préfecture.
L'aéroport fermé.
Les barges entre petite et grande terre stoppées.
La route faisant le tour de l'ile coupée en plusieurs endroits suite aux chutes d'arbres et éboulis
Partout, des rivières sortant de leur lits ont submergé ponts, routes et maisons.
Partout, des maisons en tole ou en dur ont pris l'eau.
Quelques fois, des maisons en tole en équilibre sur de fortes pentes ont été emportées laissant leurs occupants sans rien.
Partout de l'eau sauf....dans notre maison !
Il a plu en 8h autant qu'en un mois.
Nous étions avertis et préparés. Quelques serpillières bien disposées et un caniveau faisant enfin son office et nous sommes restés au sec. Les voisins ont pris l'eau qui pour cette fois avait décidé de nous épargner.

Tout le monde a pris


Pluie vendredi donc.
Pluie samedi matin.
Accalmie samedi après midi; plongée magique pour la première compagnie et Raoul
Pluie dimanche toute la journée et nettoyage du jardin envahi par les détritus suite à la dernière inondation d'il y a 15 jours
Lundi, à partir de 3h30 et jusque 11h30, pluies diluviennes. Tout le quartier est inondé.

Déjà vendredi la pluie...


Les fortes pluies sont un danger permanent pour les plus petits.
Vendredi à la sortie de l'école ce garçon se précipite dans le carrefour. Une glissade et il peut être emporté dans le caniveau bouillonant tout proche. De plus les automobilistes ont une visibilté réduite, ils pourraient ne pas le voir.
A l'arrière plan, on voit la rue couverte par l'eau qui ne s'écoule plus depuis des années dans le petit caniveau bouché.

Le caniveau est bientot terminé


Le caniveau est maintenant presque entièrement couvert. Il reste quelques finitions et à refaire l'enrobé de la route. L'action de la première compagnie n'aura pas été vaine. En effet depuis 15 jours, il y a eu au moins quatre très fortes pluies qui auraient du nous inonder si le caniveau n'avait pas été débouché.

vendredi 12 décembre 2008

Caniveau suite


Voilà une photo qui montre à quoi ressemblera le caniveau une fois couvert par les grilles metalliques. Un élément de grille a été posée. Depuis le début de la semaine, plus rien ne se passe. Le caniveau rempli sa fonction de toutes les façons. Il n'est toujours pas couvert ce qui oblige à garder la route coupée.
Depuis notre inondation, de très grosses pluies se sont abbatues sur Mamoudzou. Sans l'intervention de "mon héros", la maison aurait été inondée 3 fois de plus.