mercredi 29 avril 2009

Sur le terrain (7)


C'est tout simple et beau !

jeudi 23 avril 2009

Sur le terrain (6)


Cachée dans les fleurs, cette grenouille reste sage devant l'objectif. De petite taille, sa couleur lui permet de se camoufler comme son voisin le caméléon que nous découvrirons plus tard.

mardi 21 avril 2009

Sur le terrain (5)


Mayotte est surnommée l'ile aux parfums. Dans la famille des jasmins on trouve celui-ci sur le terrain, il vient de loin : c'est le jasmin chinois.

lundi 20 avril 2009

Sur le terrain (4)


Il faut imaginer cette fleur blanche en tout petit. Pas plus grande que l'ongle du pouce. En l'approchant, elle laisse apparaître la texture délicate de ses pétales et sa touche colorée mauve.

P.S. : la saison a clairement basculée depuis 3 jours, nous entrons dans la saison sèche avec un flux de sud-est annonciateur des alizées. C'est une nouvelle importante. La saison humide a été précoce, longue et vraiment...humide sur Mamoudzou.

samedi 18 avril 2009

Sur le terrain (3)


On y trouve des roses de porcelaine roses ou rouges. Elles iront rehausser les bouquets réalisés par Zakia.
Faire pousser des fleurs présente l'avantage d'éviter les vols, très nombreux sur le fruits et légumes. De plus, la population s'urbanisant et s'enrichissant découvre le plaisir de s'offrir ou d'offrir des fleurs. Un bon créneau économique à exploiter...

vendredi 17 avril 2009

Sur le terrain (2)


Presque invisible et pas du tout farouche, elle se laisse prendre sur son meilleur profil.

jeudi 16 avril 2009

Sur le terrain (1)


Sur le terrain de combani, la nature est apprivoisée. Débute ce jour une série sur ce qu'on y trouve traité en macro et flash par la première compagnie .
Après la pluie...

mercredi 15 avril 2009

Des nouvelles du manguier


Les fidèles lecteurs se souviennent que la 1ère compagnie a planté un manguier sur son terrain de Combani...à partir d'un noyau ramené illégalement sur le territoire. Il se porte bien comme le montre la photo. Dans 5 ans, il produira de délicieuses mangues José.

lundi 13 avril 2009

Les cloches sont à Mayotte


Avec un jour de retard, les cloches de Pâques sont arrivées à Mayotte. Peu chargées cette année pour cause de gestion rigoureuse des commerçants locaux qui n'aiment pas les invendus sur le chocolat, elles ont ravi les enfants qui ont passés de longues minutes à chercher les trésors chocolatés. Après les trouvailles, le partage équitable est effectué par Laurent, le propriétaire des lieux.

dimanche 12 avril 2009

Fleur du jardin


Elle fleuri rarement et toujours après une forte pluie. La fleur disparaît après moins d'une semaine. Cette saison, elle est apparue cinq fois. Comme la saison sèche approche maintenant, il faudra probablement attendre de longs mois pour la revoir.

dimanche 5 avril 2009

Philippine à 5 ans


Pas de plage ce dimanche. Philippine a invité ses amis pour fêter ses 5 ans. Au programme : jeux, gateaux, bonbons, cadeaux, musique et plein de joies chez ses enfants.

mardi 31 mars 2009

95,2% pour le OUI


Mayotte va donc devenir le 101ème département à la prochaine élection de l'assemblée du conseil général en 2011 et d'ici 25 ans les habitants de Mayotte auront les mêmes droits que les métropolitains.
La fête fut belle avec une grande foule venue chanter, danser et voir le magnifique feu d'artifice. Lundi a été officieusement chomé par la plupart des actifs.
Et maintenant, le travail commence...

Crédit photo : Flash Infos

dimanche 29 mars 2009

Le grand jour


Depuis 50 ans, les mahorais réaffirment leur attachement à la France via la départementalisation.
Même si le maintien de Mayotte dans l'espace français n'est pas en jeu, la plupart des électeurs voteront OUI au département par respect pour le combat des anciens, pour marquer leur différence avec leurs cousins Comoriens dont ils ne veulent pas la domination et le destin précaire.
Que faisons nous dans cet évènement historique? Devons-nous voter, nous les métropolitains de passage? Telle est aussi la question que se posent LN et la première compagnie en ce matin.
1ère réponse : nous avons le droit de voter, donc il faut en faire usage, justement pour montrer l'importance de l'acte démocratique par essence. Mayotte a choisi la France pour son système politique qui garantit l'expression du peuple.
2ème réponse : nous sommes reçus à Mayotte pour quelques années. En tant qu'invités, il nous est difficile de refuser le plat que la maitresse de maison nous tend. Ce serait fort malpoli et encorte plus mal élévés de dire que la nourriture n'est pas bonne. Alors, même si nous ne sommes pas dupes sur les difficultés à venir et les efforts à fournir pour la population locale ne serait-ce qu'en terme de compréhension, nous ne nous sentons pas de ne pas nous servir et de dire que la cuisine est bonne et la cuisinière jolie.

P.S. ! le président du Conseil Général aurait affirmé dans un grand élan démagogique, que si le oui l'emportait à plus de 80%, lundi serait férié...

vendredi 27 mars 2009

La victoire du oui ne se mesure qu'à la qualité et à l'intensité des débats


A deux jours du referendum pour la départementalisation, il est curieux de constater que les partisans du non se font peu entendre. La première raison est sans doute qu'ils sont moins nombreux que ceux du camp adverse, la seconde est qu' il est particulièrement mal vu de s'afficher antidépartementaliste. Peu de Mahorais ont le courage d'affirmer publiquement une opinion contraire à la forte majorité pour le oui. On les comprend, la pression de l'environnement social peut être forte. Pourtant, il nous semble important, pour que la victoire probable du oui ait un sens que les idées circulent. Il n'est rien de plus intéressant que de confronter son point de vue. A notre sens les arguments pour le oui doivent se frotter aux arguments pour le non. Débatons, nous faisons vivre la démocratie !

dimanche 22 mars 2009

Snorkeling du jour


Avec une paire de palmes, un masque et un tuba, on peut presque tout voir à Mayotte. Ainsi cette tortue imbriquée dans 1,50m d'eau s'est laissée sagement approcher du côté de Sakouli et malgré la météo excrécrable et une lumière délicate elle nous a offert son meilleur profil.

jeudi 19 mars 2009

Paradoxe


Dans un peu plus d'une semaine maintenant, la population vote pour une eventuelle modification du statut de l'île. Dans la campagne beaucoup de mots, peu sur l'intérêt économique de la départementalisation. Ce sujet est traditionnelement oublié des politiques et des préoccupation locales.
Ce thon déjà congelé et déchargé des cales d'un bateau au port de Victoria (Seychelles) va être transformé dans une conserverie. Les boites seront expédiées en Europe et quelques unes reviendront sur le territoire de Mayotte ! La première compagnie a ainsi vérifié hier que les boites de thon de la marque Casino vendues localement étaient conditionnées chez nos proches voisins.
Il y a quelques années, le Conseil Général avait été sollicité pour implanter une conserverie sur le territoire de Mayotte. Logiquement ce groupe français qui pêche dans les eaux de l'océan indien voulait profiter de ce qui lui semblait être une belle opportunité. Ils n'ont même pas été reçu et s'en sont allés aux Seychelles. Peu d'élus attache de l'importance au fait économique. Il existe des dizaines d'exemples d'opportunité manquée de ce type. La conséquence est que 50% des emplois à Mayotte sont publics, qu'une partie des meilleurs jeunes courent en métropole trouver du travail et que nous payons 3 fois le prix une boite de thon qui aura parcouru 20000km pour nous revenir, thon pourtant pêché sous nos yeux ou presque ! Ce paradoxe n'a pas encore ému nos hommes politiques. Alors nous voterons dimanche 29 mars, sans illusion, le statut départemental n'est qu'un outil. La main de l'homme reste celle qui le tien et qui en a l'usage.

dimanche 15 mars 2009

Absence


15 jours d'absence pour LN et la première compagnie. Ce dernier a fait la surprise de l'emmener en voyage dans les îles voisines de l'océan indien. Nous voilà de retour avec une actualité brulante : le referendum du 29 mars sur la départementalisation.
Le lien ci après http://comores-mayotte-art.blogspot.com/ est une voix dissonante et donc précieuse concernant ce thème.

mardi 17 février 2009

Et qui vient à Mayotte ?


Nous recevons cette semaine, à Mayotte, l'endroit le moins connu de France, la visite de......
A vous découvrir ce personnage très connu en l'identifiant sur la photo.
Comme d'habitude le premier à répondre correctement à gagné notre estime eternelle.

dimanche 15 février 2009

La saleté


Mayotte est une île merveilleuse que l'homme a transformé en poubelle. On ne peut pas faire un pas sans tomber sur une canette, une couche, une tong.... Aucune conscience de la part de la population, des services publics....
Les caniveaux à ciel ouverts servent de dépotoires et de grandes chasses d'eau à la saison des pluies. Tout est envoyé dans le lagon. C'est pratique, on ne voit plus rien.
Il y a bien des tentatives comme celles de la photo. Des grandes messes de ramassage sont organisées : les enfants s'amusent bien, ils ont enfin quelque chose à faire pour s'occuper. On recommencera donc l'année suivante car entre temps, personne n'aura pris conscience qu'il vaut mieux jeter tout de suite dans la poubelle.
Je suis en colère contre notre incapacité à proposer des solutions efficaces et durables. Je suis en colère car au-delà de l'aspect dégoûtant que l'on retient de l'île, la santé des habitants n'est pas protégée. Combien d'enfants malades ? Combien de cas de choléra, de lèpre ? Nous sommes sur un territoire français au XXIème siècle et on a l'impression de vivre comme au XIXème. Il y a encore du chemin à parcourir pour que Mayotte devienne la perle de l'océan indien comme l'a dit le ministre de l'Outre-Mer dernièrement. Tout le monde rêve mais personne n'agit réellement.
Voilà un élément qui efface mes regrets de partir de Mayotte. Après 4 ans où chaque jour nous avons essayé de lutter à notre niveau, j'en ai assez. J'ai envie de vivre avec des voisins propres, de me promener dans des rues sans immondices, de ne pas dire à mes enfants de se méfier de l'état de santé de leurs petits camarades, de ne pas sentir des effluves nauséabondes presque tout le temps...
Quand y aura-t-il un progrès? Diificile à dire car en plus le code de l'environnement n'est pas applicable à Mayotte!

lundi 2 février 2009

Mes enfants


Coincés dans les immeubles de la banlieue parisienne, nous voulions leur offrir un autre cadre de vie et qu'ils partent à la rencontre de gens différents.
Je crois que nous pouvons tirer un bilan positif de cette escapade mahoraise, même si, et c'est normal, ils ne l'ont pas tous apprécié de la même manière.
Commençons par celui qui a le moins bien accroché. Simon aura regretté la métropole pendant tout son séjour. Il a eu du mal à quitter ses amis, n'aime que modérément la plage et la nature d'une manière générale et ne supporte pas le bateau. Il rêve de Macdo et de yahourts viennois introuvables ici ou hors de prix. Il n'aime pas la chaleur. Pourtant, il a une liberté que j'aurais eu du mal à lui laisser en métropole, il s'est fait des amis de toutes couleurs de peau, de tous milieux sociaux et profite de ses après-midi libres pour aller chez les uns et les autres.Il a adoré les stages de piscine à Koropa et apprécie les grosses averses tropicales.
Raoul est celui pour lequel Mayotte a été une vraie révélation. Il adore la mer et tous les sports qui y sont associés, les animaux et la nature mahoraise le comblent. Il se régale de tous les fruits tropicaux. Il s'intéresse à tous les évènements de la vie de Mayotte. Par contre il ne supporte plus la saleté et l'incapacité des gens qui nous entourent.
Gustave n'était pas heureux de venir à Mayotte. Il avait dit à sa nourrice qu'il n'aimait pas les gens noirs (à 4 ans). Pendant deux ans, il n'a eu que des amis mzungus. Depuis l'année dernière, il a des copains mahorais et s'est très bien intégré à la communauté indienne. Il m'a même confié qu'il était triste de partir. Il ne s'est jamais plaint. Toujours content, il nous a suivi dans les différentes étapes de notre découverte de Mayotte. Il essaie le masque et le tuba ces derniers temps et rêve d'aller nager avec les tortues à N'Gouja.
Quant à Philippine, elle est mahoraise à part entière. Elle parle avec l'accent mahorais, toutes ses amies sont métisses et elle découvre le monde avec la simplicité des enfants d'ici. La nature et la mer font partie de son équilibre. Elle est très angoissée à l'idée de partir car finalement elle ne connaît que Mayotte. Elle a du mal à comprendre qu'elle ne retournera pas dans son école l'année prochaine.
Je crois qu'ils quitteront tous l'île avec tristesse. Chacun d'eux gardera un morceau de soleil en souvenir.

mardi 20 janvier 2009

Les élèves


Beaucoup de wazumgous qui atterrissent à Mayotte sont des fonctionnaires, en particulier des profs. Personne n'est vraiment prévenu du choc culturel que représente l'enseignement dans cette île. On se doute bien que ce ne sera pas pareil qu'en métropole, mais on n'envisage pas du tout quel sera le public qui compose les classes mahoraises.
Bien sûr, premier choc, la non-maîtrise du français par une bonne partie des élèves, puis un rapport à l'adulte basé surtout sur la crainte, des mamans (souvent agées de 14 ans)dans les classes de sixième et des grossesses précoces en nombre très important, des conditions familiales, sociales, d'hygiène et de santé souvent catastrophiques. Toutes ces difficultés étant liées en grande partie à une situation administrative irrégulière.
Mais tout ça devient du quotidien et on arrive finalement à le gérer tant bien que mal.
Ce qui m'a le plus interpellé, c'est la méconnaissance presque totale des enfants de leur environnement. Ils sont souvent coincés dans leur village, bougent pour aller laver le linge à la rivière le week-end ou aider aux champs, font quelques voulés sur la plage mais certains ne sont jamais allés à Mamoudzou, ne se sont jamais baignés, ne savent pas ce qu'est la mangrove.
J'ai essayé, en créant le club des naturalistes juniors dans mon collège, de permettre à quelques uns de s'ouvrir à ce qui les entoure, en particulier en faisant des sorties "terrain" comme celle de la photo à la rivière de Tsingoni.
Tous mes élèves (sauf bien sûr quelques exceptions) ont été des jeunes d'une très grande gentillesse et j'ai eu le sentiment de partager de réels moments d'apprentissage avec la majorité d'entre eux. Je garderai un excellent souvenir de mon passage auprès d'eux.

jeudi 15 janvier 2009

Mayotte département : ayons les idées claires


Hier soir, RFO a organisé en direct un premier débat sur la départementalisation de Mayotte. L'échéance du 29 mars est proche où les habitants de Mayotte (ceux inscrits sur les listes électorales et pas seulement les mahorais) vont devoir se prononcer. Tout le monde s'accorde sur la necessité d'expliquer les enjeux du département à une population pas toujours au fait des droits et des devoirs qu'implique un tel choix pour l'île aux parfums.
Ainsi l'actuel et le précédent Président du conseil général ont exprimé leurs fines différences sur Mayotte-Département devant le présentateur et quatre journalistes de la presse écrite. Beaucoup de critiques ont fusées après l'heure de face à face. Il convient de rester positif. Nous vivons un moment fort de démocratie. On demande au peuple de se positionner sur son avenir et on tente via les média de l'informer. Les pays voisins proches n'ont pas cette chance...

vendredi 9 janvier 2009

Premières impressions


Commençons par le début... Que me reste-t-il des premières impressions et sensations de notre arrivée à Mayotte?
Tout d'abord une question: "Qu'est-ce que je suis venue faire ici?"
Si on cherche le dépaysement, Mayotte est une excellente destination. Le soleil qui s'abat sur votre nuque et vous fait tanguer, le bleu du ciel et du lagon qui éclate et vous fait mal aux yeux. Ici tout est fort et brutal.
Et puis on prend la barge, on arrive sur Grande-Terre et on voit la foule. Colorée, bigarrée, bruyante. On ajoute les voitures pris dans les embouteillages; klaxons, gaz d'échappements. Pour se frayer un chemin, Olivier décide de passer par la rue du commerce. Je n'en crois pas mes yeux : la rue principale est une enfilade de petits bazars, les trottoirs sont encombrés de marchands d'oignons ou de tomates, la route est défoncée par des nids de poule....
Quelques jours plus tard, nous allons voir les écoles des enfants : l'une est dans une zone industrielle, coincée entre la savonnerie et l'usine de matelas; l'autre est entourée par des carcasses de voitures et les voisins sont des clandestins qui vivent dans des baraques en tôles. Le long de la route, ces baraques forment des bidonvilles qui s'étendent sur toute la colline de Kawéni.
J'ai cru vraiment que je m'étais trompée et que je n'arriverais pas à m'adapter : au bout de trois jours, je voulais repartir. Mais il fallait rester. Tout d'abord parce qu'il m'était impossible de faire marche arrière; ensuite parce que Mayotte recèle plein de beautés qu'il faut savoir découvrir.

samedi 3 janvier 2009

Nouveau départ


Cette nouvelle année est l'occasion pour LN de reprendre la plume... ou le clavier. J'avais laissé depuis longtemps la première compagnie vous narrez nos aventures, n'ayant plus beaucoup d'inspiration. Je lui laisse continuer le récit de notre vie quotidienne mais j'ouvre un chapitre différent en décrivant à partir d'aujourd'hui ce qui nous a marqué, ému, agacé, amusé à Mayotte.
Un retour en arrière qui se justifie par notre prochain départ .
Dans six mois, nous devrons quitter cette île car mon contrat prendra fin.
Je suis prof (nul n'est parfait) et j'ai signé un contrat de deux ans renouvelable une seule fois pour vivre cette expérience de l'enseignement à Mayotte. L'aventure aurait pu s'arrêter bien plus tôt mais heureusement Mr le Préfet m'avait donné l'autorisation de continuer à sévir ici.
Nous pourrions rester en demandant le statut de résident; pour plusieurs raisons que j'évoquerai plus tard, nous n'avons pas fait ce choix.
Régulièrement, je ferai le point avec vous de ce nous retenons de notre séjour.

Rarissime rencontre !


Tous les samedis matins, vous le savez, vous qui êtes fidèles du blog, Raoul et la première compagnie s'en vont plonger Passe en S, espace sanctuarisé du lagon de Mayotte.
Bouée n°7 ils ont eu l'exeptionnelle chance de rencontrer un Dugong, mamifère marin en voie d'extinction à Mayotte. La bête en fait est venue à leur rencontre, curieuse. Après 10 mn de conversation, elle s'en est allée, laissant la première compagnie sans voix, très ému et bouleversé par ce cadeau.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dugong
Crédit Photo : Terra Nova

mercredi 31 décembre 2008

2009


Pour 2009

Soyez heureux dans vos foyers
Recevez et donnez de l'amour
Que la santé vous accompagne
Que votre coeur reste jeune et joyeux

mardi 30 décembre 2008

Enjeu 2009


La campagne pour que Mayotte devienne département a officieusement débuté. Ça et là des affiches sont collées incitant les électeurs à voter "oui". Le 29 mars, en effet, les mahorais vont se déterminer. D'ici là, Sarkosy viendra nous rendre visite. Nous y reviendront.

lundi 29 décembre 2008

Sur le terrain


La première compagnie a rencontré un animal très sympathique dans un massif de fleurs.
Le caméléon se laisse approcher pensant être invisible. Il est étonnant de voir ses deux yeux capables de regarder dans des directions différentes. Son déplacement est lent et gracieux.
Il convient de faire attention lorsque l'on attaque les tiges des plantes au sécateur de ne pas couper le caméléon en deux faute de l'avoir repéré !

mardi 23 décembre 2008

Mayotte avance pour ses jeunes


50% de la population à moins de 20 ans. 40% de la population est scolarisée ! On construit à tout va des écoles maternelles et primaires, des collèges et des lycées.
Il faudrait bâtir un nouveau collège par an pour subvenir aux besoins. En attendant, les collèges de Mayotte sont comme les prisons : surpeuplées. LN travaille dans le plus grand collège de France; 1700 élèves pour 900 places et 18 sixièmes.
Dans notre rue, l'école primaire s'aggrandit d'un bâtiment. elle va quasiment doubler sa capacité d'accueil pour la rentrée prochaine.

samedi 20 décembre 2008

Rencontre à la passe en S


Maintenant que l'eau est dans le lagon avec la boue, on peut y aller y faire un tour. Ce matin Raoul et la premeière compagnie sont donc allés en plongée. Durant sa plongée la 1ère compagnie a croisé à une vingtaine de mètres...un requin à pointes blanches d'environ deux mètres. Celui ci les ayant repéré s'en est allé tranquillement.
Crédit photo http://lh4.ggpht.com/_QETEGiBUMk4/RrCSVJzDXcI/AAAAAAAAAgQ/uSZWpqrqzrg/WHITETIP+REEFSHARK3.jpg

lundi 15 décembre 2008

Gueule de bois


Quand le ciel décide qu'il n'en peut plus de nous verser de l'eau, que les torrents de boue finissent de couler vers la mer, les dégats deviennent visibles.
Ainsi devant la bibliothèque, la route a été emportée en partie.
Il est tombé 254.2mm d'eau durant ce court épisode pluvieux.
Si la première compagnie doit à nouveau nettoyer son jardin inondé et jonché de saletés, il le fera le coeur leger, la boue est dans le jardin, nulle part ailleurs dans la maison.

Quantités inédites


Alerte "fortes pluies" déclenchée par la préfecture.
L'aéroport fermé.
Les barges entre petite et grande terre stoppées.
La route faisant le tour de l'ile coupée en plusieurs endroits suite aux chutes d'arbres et éboulis
Partout, des rivières sortant de leur lits ont submergé ponts, routes et maisons.
Partout, des maisons en tole ou en dur ont pris l'eau.
Quelques fois, des maisons en tole en équilibre sur de fortes pentes ont été emportées laissant leurs occupants sans rien.
Partout de l'eau sauf....dans notre maison !
Il a plu en 8h autant qu'en un mois.
Nous étions avertis et préparés. Quelques serpillières bien disposées et un caniveau faisant enfin son office et nous sommes restés au sec. Les voisins ont pris l'eau qui pour cette fois avait décidé de nous épargner.

Tout le monde a pris


Pluie vendredi donc.
Pluie samedi matin.
Accalmie samedi après midi; plongée magique pour la première compagnie et Raoul
Pluie dimanche toute la journée et nettoyage du jardin envahi par les détritus suite à la dernière inondation d'il y a 15 jours
Lundi, à partir de 3h30 et jusque 11h30, pluies diluviennes. Tout le quartier est inondé.

Déjà vendredi la pluie...


Les fortes pluies sont un danger permanent pour les plus petits.
Vendredi à la sortie de l'école ce garçon se précipite dans le carrefour. Une glissade et il peut être emporté dans le caniveau bouillonant tout proche. De plus les automobilistes ont une visibilté réduite, ils pourraient ne pas le voir.
A l'arrière plan, on voit la rue couverte par l'eau qui ne s'écoule plus depuis des années dans le petit caniveau bouché.

Le caniveau est bientot terminé


Le caniveau est maintenant presque entièrement couvert. Il reste quelques finitions et à refaire l'enrobé de la route. L'action de la première compagnie n'aura pas été vaine. En effet depuis 15 jours, il y a eu au moins quatre très fortes pluies qui auraient du nous inonder si le caniveau n'avait pas été débouché.

vendredi 12 décembre 2008

Caniveau suite


Voilà une photo qui montre à quoi ressemblera le caniveau une fois couvert par les grilles metalliques. Un élément de grille a été posée. Depuis le début de la semaine, plus rien ne se passe. Le caniveau rempli sa fonction de toutes les façons. Il n'est toujours pas couvert ce qui oblige à garder la route coupée.
Depuis notre inondation, de très grosses pluies se sont abbatues sur Mamoudzou. Sans l'intervention de "mon héros", la maison aurait été inondée 3 fois de plus.

lundi 8 décembre 2008

Mayotte avance et nous avec elle !


Les travaux du caniveau avancent vite. La maçonnerie est terminée. Reste les grilles à poser afin de pouvoir le nettoyer facilement. Hier il a plu énormement et l'eau n'a pas pénétrée dans la maison.

samedi 6 décembre 2008

Les grands travaux rue Babou Salama


La révolte de la première compagnie n'aura pas été vaine. Dans un premier temps, une entreprise aura été missionnée pour ouvrir la route et déboucher le caniveau ce qui aura permis aux pluies de l'orage de dimanche de s'écouler dans le lagon sans passer par l'intérieur de la maison. Dans un second temps, le caniveau au niveau de la section qui passe sous la route a été détruit et élargit. La France est un pays révolutionnaire, Mayotte y a donc bien sa place puisque qu'il faut "gréver" comme on dit ici pour obtenir.

mardi 2 décembre 2008

W.E. horribilise - Ce que le blog de Marcel ne dit pas


Marcel parle de façon épique de l'action de la première compagnie afin d'obtenir des services techniques de la mairie qu'ils agissent.
Il ne dit pas que ce même vendredi, le collecteur des eaux usés de la rue s'est bouché rendant impossible l'utilisation des toilettes et autres douches dans la maison . Vers 19h15, la voisine s'est précipitée en hurlant de couper le courant car il y avait le feu. En effet un cable électrique porté par le poteau planté au coin de la maison a pris feu suite à une surtension. Le quartier a été privé d'electricité pendant trois heures le temps à EDM de réparer les dégâts. Sans eau, ni electricité, le nettoyage des pièces encore boueuses s'est interrompu.
LN et la première compagnie ont essuyé, frotté, gratté, lavé et rincé tout le W.E. pour rendre propre l'habitation familiale.
Vers 17h dimanche, la première compagnie a mis tout son bois dans le barbecue et a allumé. Rien de pouvait contrecarrer les projets de notre homme. La cheminée du barbecue tire correctement, les briques locales n'ont pas claqué sous l'effet de la chaleur. Cette belle flambée a également chassé les gris-gris mauvais des heures précédentes.

lundi 1 décembre 2008

W.E. horribilis


Pour tout connaître du début de la crise qui commença vendredi vers 11h, il faut aller là :
http://comores-mayotte-art.blogspot.com/

dimanche 30 novembre 2008

W.E. horribilis


La première compagnie s'appretait à essayer son barbecue, le sort en a décidé autrement....
(à suivre...)

lundi 24 novembre 2008

Ca sent les grillades


Trois ans après la début de la rénovation de notre maison, nous en sommes aux finitions. Ainsi le barbecue, qui bien entendu n'était pas une priorité, devient maintenant réalité. Dans quelques jours nous y grillerons saucisses, chipolatas, mabawas (entendez ailes de poulet) et autre poissons pour le plaisir des petits et des grands.

samedi 22 novembre 2008

Pas le temps à mettre un canoë dehors


Depuis deux semaines maintenant, le temps est très mauvais. Si la saison des pluies a débuté normalement, dans la fréquence et l'abondance, cette année se distingue de la précédente. Pour nous consoler de ne pas aller à la plage ce we (aussi parce que tout le monde a pris froid), nous rêvons à la prochaine fois où nous irons nous baigner et profiter de la plage et de ses activités. Que la vie est dure sous les tropiques...

lundi 17 novembre 2008

Du sérieux des professeurs de Mayotte


La vie à Mayotte présente d'indéniables avantages. On peut ainsi profiter largement de la plage tous les w-e, toute l'année ! On peut même, comme LN travailler à la plage... Qui sait si la correction des copies n'est pas plus indulgente avec le soleil et la mer comme point de vue ?

samedi 15 novembre 2008

Jeux de plage


La marée basse découvre la plage et un terrain de jeux pour les jeunes. Gustave s'initie au freesbee avec Raoul. La première compagnie s'incruste souvent dans la partie. Les plus forts envoient le disque de plastique jusqu'au Mont Choungi à l'arrière plan...

jeudi 13 novembre 2008


La saison des pluies est bien lancée. Les services de la municipalité eux n'ont rien fait pendant la saison sèche. Le caniveau de la rue est bouché, l'eau en sort à chaque averse et vient s'accumuler devant chez nous laissant la boue. Une seule solution pour la première compagnie, prendre le balai et frotter tant qu'il pleut !

dimanche 9 novembre 2008

Rencontre musicale


A mayotte et aux Comores de façon générale, la musique est ce qui ce fait de mieux sur le plan artistique (il faut y ajouter les peintures de notre voisin, bien entendu !). Hier soir, l'école de musique avait organisé un concert pour ses dix ans. Etaient réunis quatre artistes des Comores, sept concertistes, deux choristes et les élèves de la 5ème musique du collège de Doujani. Tout ce monde a joué certaines chansons de Mikidache, Maalesh, Trio et Diho. Le résultat fut magnifique. Ces musiciens nous ont montré leur plaisir à être ensemble et nous donné beaucoup de joie à les écouter. Pour ceux qui les auraient manqué, ils donnent une seconde représentation demain à la salle de cinéma. Courez-y !

mardi 4 novembre 2008

Incontournable Barak


Cette photo amène deux reflexions.
Mayotte fait bien partie du monde puisqu'elle n'échappe pas à l'évènement majeur de ce jour. C'est un autre signe de la mondialisation dans le sens "Où que je sois, je sais ce qui se passe n'importe où dans le monde et je peux difficilement y echapper"
J'ai entendu aujourd'hui des Mahorais très interessés par le résultat et souhaitant ardemment bien entendu la victoire d'un noir. Il y a un effet positif à la peut-être victoire de Barak Obama. Elle permet de donner confiance et fierté à tous les noirs de la terre. Il y a un aspect plus sombre, elle peut renforcer les communautarismes.
Barak Obama, lui, est le plus malin : il est metis ! Il a pris le meilleur du noir et du blanc.

Et trois !


Depuis ce matin, une troisième vatriété de roses a éclos dans notre jardin. Après les blanches et les fushia, voilà les roses. Elles sont très odorantes mais cela, vous ne pouvez le sentir...
L'attente fut longue, cela valait le coup !

mercredi 29 octobre 2008

La bêtise est partout


La première compagnie se ballade dans Mayotte dans le cadre de son travail. Dans un village du nord, il a pris en photo cette affiche collée sur un mur de maison. Et oui, même à Mayotte, le breton xenophobe a des partisans dans la population noire ! Il est d'autant plus dangeureux qu'il a la capacité de convaincre d'improbables soutiens.